Comorbidités Italie-France décès COVID19

COMPARONS ET RELATIVISONS LES CHIFFRES DE L’IMPACT DU COVID19

Comorbidités pour les patients décédés pour cause en lien avec la COVID19

Patients déjà atteints de pathologies chroniques (affections cardiovasculaires, diabète, hypertension artérielle, pathologies respiratoires, insuffisance rénale…) ou de cancers .

Statistiques disponibles pour l’ Italie (de début mars au 16 avril 2020 donc pleinement représentatives pour la compréhension des effets de la covid19) 

https://covidgraph.com  from data Istituto Superiore di Sanità – SARS-CoV-2 Surveillance Group

Comorbidité COVID19

96,4% des personnes décédées, tout âge confondue, en raison de complications liées au covid19 présentaient de 1 à 3 pathologies graves déjà connues avant de l’hospitalisation.

Et

61,3% présentaient 3 pathologies graves

En toute analogie avec les statistiques pour l’Italie, la France ne veut pas trop divulguer/ mettre en ligne, une information pourtant déterminante pour :

  • La compréhension des effets de la COVID 19,
  • Rassurer la population et non la terroriser médiatiquement
  • La prise de décision plus objectif et ciblée dans une analyse risques/résultats/effets collatéraux

Les données de Santé publique France au 16 avril 2020  (volontairement non dévoilés !!)

(https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/AvisRapportsDomaine?clefr=807)

En France, 67 % des patients admis en réanimation entre le 16 mars et le 12 avril 2020 présentaient au moins une comorbidité. Les plus fréquentes des comorbidités rapportées étaient un diabète (25%), une hypertension artérielle (21%), une pathologie cardiaque (20%), une pathologie pulmonaire (17%) et une obésité (avec IMC > 40kg.m2) (9,4%).

Chez ceux de ces patients qui sont décédés,

84% des personnes décédées en France, tout âge confondue, en raison de complications liées à la covid19 présentaient au moins 1 pathologie grave déjà connue avant de l’hospitalisation.

le plus souvent une pathologie cardiaque (36%), un diabète (30%) et une pathologie pulmonaire (23%).


L’ avis du 14 mars de Haut Conseil de la santé publique (HCSP) relatif à la prise en charge des patients à risque de forme sévère de la COVID-19 considère que les personnes à risque de développer une forme grave d’infection à SARS-CoV-2 sont les suivantes (https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=775):

Selon les données de la littérature :

  • personnes âgées de 70 ans et plus (même si les patients entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillés de façon plus rapprochée) ;
  • les patients aux antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée, ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • les diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie ;
  • les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
  • patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • malades atteints de cancer sous traitement.

Ø malgré l’absence de données dans la littérature en raison d’un risque présumé compte-tenu des données disponibles sur les autres infections respiratoires sont également considérés à risque :

  • les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise :
    • médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive,
    • infection à VIH non contrôlé ou avec des CD4 <200/mm3,
    • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques, liée à une hémopathie maligne en cours de traitement,
  • les malades atteints de cirrhose au stade B de la classification de Child-Pugh au moins ;
  • les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40 kg/m2) par analogie avec la grippe A(H1N1)09.

En conséquence, le HCSP recommande les conduites à tenir suivantes pour ces patients dans le contexte de l’épidémie COVID-19 liée au virus SARS-CoV-2 au stade 2 comme au stade 3 de diffusion épidémique :

Mesures barrières » ou mesures de distanciation sociale spécifiques aux personnes fragiles :

Lors du stade 3 d’une épidémie les mesures prises doivent servir à en atténuer ses effets. Si les « mesures barrières » permettent de limiter la diffusion de l’infection dans la population, Il est impératif de rappeler que ces dispositions de base mais aussi des dispositions particulières doivent être impérativement suivies en présence des personnes à risque de développer une forme grave de la maladie pouvant entraîner le décès ou de lourdes séquelles. Des mesures spécifiques sont citées dans le « plan pandémie grippale-2011 ».

Le HCSP propose de :

  • Restreindre drastiquement voire interdire les visites dans les établissements d’hébergements collectifs dans lesquels des personnes à risque sont hébergées et remplacer ces visites par des moyens de communication alternatifs évitant les conséquences psychologiques de ces mesures d’exclusion.
  • Interdire toute sortie aux personnes à risque résidant en hébergement collectif à l’extérieur de ces établissements.
  • Contre-indiquer aux personnes à risque l’utilisation des moyens de transport collectifs pour privilégier les moyens de transports individuels.
  • Demander à ces personnes de limiter les déplacements individuels aux seuls déplacements essentiels
  • Contre-indiquer pendant la période épidémique toute activité collective : spectacles, rencontres sportives, foires et salons, grands rassemblements.
  • Limiter les contacts avec les enfants âgés de moins de 10 ans.
  • Limiter les activités, professionnelles, sociales, cultuelles éducatives et associatives non essentielles.
  • Veiller à l’application de mesures barrières renforcées par l’entourage de ces personnes : lavage des mains toutes les heures, port d’un masque chirurgical dès le début de symptômes et éventuellement exclusion de personnes de l’entourage de personnes potentiellement malades.
  • Mettre en œuvre systématiquement pour ces personnes des moyens de communication alternatifs dans le cadre de leurs activités d’apprentissage ou professionnelles : e-learning, travail à distance, téléconférences ……

Ces mesures pourront être levées lorsque le pic épidémique sera passé et que l’entourage de ces

personnes aura acquis une immunité permettant de faire une barrière autour d’eux. Ce point devra être

réévalué en fonction de l’évolution des connaissances.


Cet avis a été mis à jour très récemment, le 26 Avril 2020, confirmant fondamentalement les recommandation, du 14 mars ,  sans aucune conseil de confinement pour la totalité de la population

(https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/AvisRapportsDomaine?clefr=807)

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