100821 – Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines – tmpx

Extrait d’une vidéo:
Mikael Pineaux Créateur de la F.P.A.P.
France Parole Au Peuple
https://youtu.be/C5N-S1b9Gfg


Le Chant des partisans, ou Chant de la libération, est l’hymne de la Résistance française durant l’occupation par l’Allemagne nazie, pendant la Seconde Guerre mondiale. La musique, initialement composée en 1941 sur un texte russe, est due à la Française Anna Marly, ancienne émigrée russe qui en 1940 avait quitté la France pour Londres.

Le 17 mai 1943, la mélodie, sifflée, devient l’indicatif d’une émission de la France libre diffusée par la BBC. Les paroles en français sont écrites le 30 mai 1943 par Joseph Kessel, également d’origine russe, et son neveu Maurice Druon qui venaient tous deux de rejoindre les Forces françaises libres. Germaine Sablon, alors compagne de Kessel, en sera la créatrice en l’interprétant dès le lendemain dans le film de propagande Three Songs about Resistance.

Le manuscrit original, apporté clandestinement en France en juillet 1943, est classé monument historique.

Paroles du Chant des partisans

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne
Ohé, partisans, ouvriers et paysans c’est l’alarme
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades,
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades,
Ohé, les tueurs, à vos armes et vos couteaux, tirez vite,
Ohé, saboteurs, attention à ton fardeau, dynamite.

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère
II y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves
Ici, nous, vois-tu, nous on marche, nous on tue ou on crève.

Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe
Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place,
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur nos routes
Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute.

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne
Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur la plaine